Ouvrir une société
en Angleterre,
étapes, fiscalité et obligations

L a création d’une société en Angleterre, le plus souvent une société Limited (Ltd), n’a rien d’improvisé. Statuts, siège social, immatriculation auprès de Companies House, enregistrement fiscal : chaque étape obéit à des règles précises. Nous les maîtrisons pour vous, en français.

Par notre équipe d’experts — mis à jour en juin 2026. Temps de lecture : 7 min.

Westminster et la Tamise à Londres, création de société en Angleterre
À la une
6ᵉ économie mondiale
le Royaume-Uni, place de référence
Impôt sur les sociétés 19–25 %
La City de Londres, première place financière d’Europe.
En bref

Créer une société en Angleterre , c’est immatriculer une entité de droit britannique, le plus souvent une société Limited (Ltd), auprès de Companies House. L’opération est ouverte aux non-résidents : aucune condition de nationalité ni de résidence n’est exigée des dirigeants, dès lors qu’un siège social britannique existe et que la structure est déclarée à son administration.

Partenaires bancaires et outils : HSBC / Revolut / Wise / Stripe / Xero
1 £
capital social minimum
4,9/5
note moyenne des clients
0 €
de frais cachés
01 — Le dossier

Pourquoi tant d’entrepreneurs choisissent l’Angleterre

Les motivations se regroupent autour de trois axes : la fiscalité des sociétés, la crédibilité internationale et l’accès au marché britannique. Aucun ne justifie à lui seul une implantation, mais leur combinaison, rapportée à une activité réelle, rend l’opération pertinente pour un entrepreneur français.

« Le droit des sociétés britannique, fondé sur la common law, sert de référence contractuelle dans le monde entier. »

Le Royaume-Uni concentre une expertise juridique unique. Sa common law , éprouvée depuis des siècles, produit une jurisprudence prévisible qui rassure investisseurs et partenaires partout dans le monde.

L’impôt sur les sociétés s’élève à 19 % sous 50 000 £ de bénéfices et 25 % au-delà de 250 000 £, avec un allègement dégressif entre les deux seuils, et l’ensemble des impôts en Angleterre se planifie en amont. C’est la raison pour laquelle les sociétés numériques, les freelances et les éditeurs de logiciels y trouvent un cadre particulièrement lisible.

La société Limited (Ltd) reste le standard pour la quasi-totalité des projets : responsabilité limitée, personnalité juridique distincte et capital social à partir de 1 £. Elle inspire confiance aux clients comme aux banques.

La société Limited sert aussi de cloison patrimoniale : un litige sur l’activité ne contamine pas les biens personnels du dirigeant. Cette protection ne vaut toutefois que si la société dispose d’une substance réelle : direction effective, siège social et activité concrète. Une coquille vide finit requalifiée, et l’impôt revient au pays de résidence du dirigeant.

Reste à choisir la bonne structure, à respecter les obligations annuelles et à ne pas se tromper sur la fiscalité personnelle. C’est précisément le rôle de notre accompagnement.

En chiffres

Une dynamique qui ne faiblit pas

Le Royaume-Uni reste la sixième économie mondiale, avec un produit intérieur brut d’environ 3 959 milliards de dollars en 2025 (source : FMI), et la situation économique de l’Angleterre offre un marché solvable à une jeune société. La dématérialisation des démarches a rendu la création de société accessible à tout entrepreneur, où qu’il réside.

Inflation (CPI)
2,8 %
Courbe de croissance des immatriculations
02 — Comparatif

Ltd ou sole trader ?

Deux statuts, deux logiques. La société Limited protège le patrimoine et relève de l’impôt sur les sociétés ; le sole trader, plus léger, relève de l’impôt sur le revenu. Le tableau ci-dessous résume l’essentiel pour décider.

Critère Ltd Sole trader
Imposition Impôt sur les sociétés (19–25 %) Impôt sur le revenu (jusqu’à 45 %)
Responsabilité Limitée au capital Illimitée (patrimoine engagé)
Formalisme Comptes annuels + confirmation statement Allégé (self-assessment HMRC)
Non-résidents Oui, 100 % du capital Oui
Profil idéal Croissance, crédibilité, protection Indépendant qui démarre

La société Limited convient à la majorité des projets : elle protège le patrimoine personnel et reste souple à gérer. Le sole trader convient à l’indépendant qui démarre avec peu de risques, mais le choix entre les formes juridiques d’entreprise en Angleterre se tranche dès le départ pour éviter une restructuration coûteuse. Pour les professions qui exercent à plusieurs, la LLP (Limited Liability Partnership) ajoute la responsabilité limitée à une fiscalité transparente.

En quelques jours, notre société anglaise était immatriculée et le compte bancaire en cours d’ouverture. Tout s’est fait depuis la France, en français.
— Camille Roux, fondatrice d’un studio SaaS
03 — La méthode

Quatre étapes, de l’idée à la facture

La création suit une logique stable, quel que soit le pays : on choisit le cadre, on dépose les actes constitutifs, puis on active ce qui rend la société opérationnelle. Chaque étape conditionne la suivante, et une erreur en amont coûte cher à corriger une fois la structure immatriculée.

  1. 01

    Choix de la structure

    Choix du statut (Ltd, LLP ou sole trader) et vérification de la disponibilité du nom de société auprès de Companies House.

L’ouverture du compte bancaire constitue souvent l’étape la plus délicate : les banques appliquent des contrôles stricts et écartent les structures dont l’activité ou les bénéficiaires manquent de transparence. Un dossier solide, avec un plan d’affaires clair, accélère l’acceptation et raccourcit le délai global de mise en route.

Équipe en réunion de travail
Un interlocuteur francophone du début à la fin.
Ce qui est inclus

Un accompagnement complet, à chaque étape

  • 01 Dépôt des statuts auprès de Companies House
  • 02 Siège social (domiciliation) en Angleterre, 1 an inclus
  • 03 Enregistrement à l’impôt sur les sociétés (HMRC)
  • 04 Statuts et documents légaux (articles of association)
  • 05 Accompagnement à l’ouverture du compte bancaire
05 — Budget

Le budget d’une création clés en main

Le coût d’une création clés en main combine des frais officiels modestes et, le plus souvent, les honoraires d’un prestataire. Un service clés en main regroupe l’immatriculation, le siège social, l’enregistrement fiscal, la comptabilité et l’accompagnement bancaire, et évite les rejets coûteux d’un dossier mal préparé. Voici les ordres de grandeur à prévoir.

Estimations indicatives 2026 — service clés en main via un prestataire, à titre indicatif.
Prestation Ce qui est couvert Récurrence Budget indicatif
Immatriculation (Ltd) Companies House et statuts Une fois Compris dans le pack
Siège social Adresse professionnelle et courrier Annuel Compris la 1ʳᵉ année
Comptabilité et dépôts Comptes annuels + confirmation statement Annuel Selon l’activité
Pack clés en main A→Z Création jusqu’au compte bancaire À partir de 1 490 €
La fiscalité

Ce qu’il faut anticiper

La fiscalité se lit à deux niveaux : l’impôt sur les sociétés au Royaume-Uni, qui frappe les bénéfices, et votre pays de résidence, qui peut réclamer sa part. Raisonner sur le seul taux britannique conduit droit à la mauvaise surprise.

Deux mécanismes méritent attention. La convention fiscale franco-britannique détermine qui taxe quoi et évite la double imposition. La règle des sociétés étrangères contrôlées permet à votre administration de réintégrer les bénéfices d’une entité sans activité réelle. Anticiper ces deux points avec un fiscaliste vaut largement son coût.

Impôt Taux 2025-26 Assiette ou seuil À noter
Sociétés (IS) 19 % à 25 % Bénéfices Marginal relief entre 50 000 et 250 000 £
TVA (VAT) 20 % Seuil 90 000 £ Taux réduit 5 %, exports zéro-notés
Dividendes 8,75 % à 39,35 % Chez le bénéficiaire Aucune retenue à la source, abattement 500 £
Plus-values (CGT) 18 % ou 24 % Cession d’actifs 14 % au titre du Business Asset Disposal Relief
Revenu (income tax) 20 % à 45 % Tranches Abattement 12 570 £ ; non-dom remplacé par le régime FIG en 2025
La décision

S’implanter en Angleterre ou rester en France ?

La société française garde des atouts qu’on oublie vite. Elle simplifie la relation avec votre banque, votre comptable et vos clients nationaux, et ne déclenche aucune règle anti-abus. Pour une activité dont les clients, les fournisseurs et le dirigeant se trouvent en France, elle reste souvent le choix le plus rationnel.

L’option anglaise prend l’avantage dès que l’activité devient internationale. Un éditeur de logiciels qui vend partout, un consultant à la clientèle anglophone ou un fondateur en quête de crédibilité britannique trouvent une logique à s’implanter là où se situe leur marché.

Un test simple aide à trancher : si vous deviez expliquer à un inspecteur pourquoi votre société se trouve dans ce pays précis, votre réponse tiendrait-elle sans mentionner l’impôt ? Si oui, l’implantation repose sur une logique économique défendable. Si la seule justification est fiscale, le montage est fragile, et le gain attendu risque de s’évaporer en pénalités le jour d’un contrôle.

Vigilance

Les pièges qui coûtent cher

La plupart des échecs ne tiennent pas à la juridiction choisie, mais à des négligences évitables. Le premier piège reste la coquille vide : croire qu’un taux local s’appliquera sans aucune activité réelle sur place. Le deuxième, l’oubli de déclarer la société et ses comptes à son pays de résidence, ce qui fait basculer une optimisation légale dans la fraude.

Évitez ces écueils et la majeure partie du risque disparaît. Une société à l’étranger bien conçue se comporte comme une société locale solide : elle facture, déclare, tient ses comptes et survit aux contrôles parce qu’elle repose sur une réalité, pas sur un artifice.

  • 01 Choisir une juridiction sur la seule promesse d’un taux nul, sans vérifier la convention fiscale avec son propre pays.
  • 02 Diriger la société depuis son salon en prétendant que la direction effective se trouve à l’étranger.
  • 03 Sous-estimer les frais de maintien jusqu’à ne plus pouvoir payer la comptabilité ou la taxe annuelle.
  • 04 Mélanger patrimoine personnel et trésorerie de la société, ce qui détruit la protection recherchée au départ.

Questions fréquentes

Créer une société en Angleterre est-il légal pour un Français ?

Oui, totalement. Un non-résident peut détenir 100 % d’une société Limited, sans condition de nationalité ni de résidence. Il faut un siège social au Royaume-Uni, déclarer la structure à votre administration et respecter les règles de substance. L’illégalité ne commence que si la société sert à dissimuler des revenus réellement dus.

Dois-je résider en Angleterre pour créer ma société ?

Non. Aucune condition de résidence ni de nationalité ne s’impose aux dirigeants et actionnaires d’une Ltd. Vous pilotez votre société depuis la France, à condition de disposer d’un siège social britannique et de gérer la vérification d’identité (ACSP) ainsi que les obligations fiscales locales.

Vais-je être imposé deux fois ?

Pas si la convention fiscale franco-britannique s’applique : elle répartit le droit d’imposer et écarte la double imposition. Le Royaume-Uni ne prélève aucune retenue à la source sur les dividendes sortants. Reste à surveiller la règle des sociétés étrangères contrôlées. Un fiscaliste vérifie votre cas avant la création.

Le compte bancaire s’ouvre-t-il à distance ?

Souvent, oui, via des néobanques comme Wise ou Revolut qui acceptent les sociétés détenues par des non-résidents. C’est l’étape la plus exigeante : la banque contrôle l’activité et les bénéficiaires effectifs. Un dossier clair, avec justificatifs et plan d’affaires, conditionne l’acceptation autant que le délai.

Combien de temps pour être opérationnel ?

L’immatriculation auprès de Companies House aboutit le plus souvent sous 24 à 48 heures. L’étape la plus longue reste l’ouverture du compte bancaire, soumise aux contrôles de l’établissement. En préparant un dossier complet, on compte généralement entre une et quatre semaines pour une société pleinement opérationnelle.

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